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L'inde par 8 - Etape 6: Varkala, petit paradis

Dernière mise à jour : 20 sept. 2023

Etape 6: Varkala - Petit paradis

“ Harmonisation”





Grâce à mon amie voyageuse Angela, qui réussit à me convaincre que j’en étais capable, je décide de m'inscrire à une formation “Yoga teacher Training”, dans le Kerala.

Après avoir fait quelques séances de yoga chez Amma, Angela a réussi à me donner confiance, à me donner le courage de faire un pas de plus vers ma passion du yoga.


Me voilà donc partie pour rejoindre la “Rishikul Yogashala” à Varkala.


J’ai été tout de suite séduite par ce lieu en bord de mer. L’atmosphère qui y règne est très différente de l’agitation ambiante habituelle en Inde. La mer apaise, il s’y trouve beaucoup de hippies, des méditations sur la plage, des boutiques avec des vêtements ethniques, etc.


Mais ici, j’étais venue pour étudier, avec un emploi du temps très strict.


5h: lever

5h30: Ashtanga Yoga

08h: Pranayama

9h: petit déjeuner

11h: philosophie du yoga

12h:cours d’ajustement

15h: cours d’Ayurveda

17h Hatha yoga

20h: méditation du soir



Hommage à Sousha, mon ami en tunique orange sur cette photo, qui nous a quitté depuis...


Impossible de tenir sans se coucher à 21h. Les journées étaient donc très rythmées, par les cours, et aussi parfois, par quelques singes nous rendant visite pendant notre pratique du yoga.


Entre chaque cours, pendant les temps de pauses, quel environnement! Je prenais plaisir à faire des baignades, à me promener en bord de mer, à recevoir les fameux massages ayurvédiques pour apaiser mes crampes dues à la pratique intensive du yoga. Lors de mes promenades, des indiens venaient me montrer des dauphins qui nageaient, ou me demandaient mon avis sur la couleur des murs de leur boutiques. J’étais comme dans une bulle, en dehors de la frénésie indienne habituelle.


Au fil des semaines, le yoga agissait sur mon corps, mon esprit. J’étais harmonisée, installée dans une paix profonde.


Je me sentais ancrée, j’appartenais, le temps d’un mois, à un lieu et à un groupe. C’était une belle pause en dehors de tout le stress que pouvait susciter les déplacements seule en Inde.


Le yoga en Inde est très différent de l’approche en France, où nous sommes davantage encouragés (en tout cas avec un bon professeur!) à écouter notre corps et nos limites, à nous focaliser davantage sur la respiration que sur l'entière exécution des postures, afin de créer de l’espace, de l’ouverture dans le corps et dans l’esprit.







Mais dans cette école, l’approche était plutôt sportive. Nous étions sans cesse amenées à nous dépasser, à aller chercher des poses compliquées. C’était une dynamique très yang.

Nous étions dans une philosophie “No pain no gain”, qui était dure à tenir à la longue, même si les changements dans mon corps étaient plutôt agréables à percevoir, car je gagnais en muscles et en souplesse.


Nous pourrions résumer l’état d’esprit de ce training à cette phrase entendue de mon cher professeur Anil d’Ashtanga Yoga, alors que nous faisions des pompes à 6h du matin:


“ Come on babas*, Samadhi** is not easy”!!


Traduction: "Allez les filles, c'est pas facile l'Eveil!!"


J’ai cette phrase gravée dans ma mémoire depuis…



*"Babas" est en terme couramment employé en Inde qui sert à s'adresser à une ou plusieurs personnes. C'est un peu l'équivalent de "guy" en anglais.

**"Samadhi" est l'état de grâce que le yoga permet d'atteindre, le but ultime de tout yogi. C'est la délivrance de l'égo, l'Eveil.

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