Rechercher
  • Marion Loopulus

L'Inde par 8 - Etape 3: Goa, la Mecque des tranceux

Dernière mise à jour : 5 oct.


Ressourcement et ancrage





J’étais fascinée par Goa, cette terre à l'origine de la Psytrance, musique que j’affectionne particulièrement pour son rythme effréné, sans cassure, qui est d’ailleurs très proche de l’énergie que je ressentais en Inde: ce plein, cette effervescence des sens, sans aucune interruption. On dirait que l’Inde n’aime ni le calme, ni le silence. Chose curieuse pour ce pays des grands maîtres spirituels, où la méditation est enseignée!


Non, je n'oubliais pas mon aspect humain, je voulais faire la fête et m’amuser à Goa, avec tous les paradoxes que cela comportait. Je m’amusais beaucoup d’ailleurs de ce paradoxe avec un autre voyageur allemand, de l’auberge. Nous nous amusions à imiter le parfait yogi en faisant la pose du Lotus: “My body is a temple… ok let’s drink!”, et nous attrapions une bière.


Dans le train pour Pune, j’avais fait connaissance avec Jonathan, un jeune berlinois.

Nous nous sommes bien entendus, le contact en Inde avec les autres occidentaux est très facile.

Nous avions décidé de nous retrouver pour Goa car lui aussi se rendait là-bas, et nous avons fait le voyage ensemble en bus, de Pune à Goa.


Direction le “Dream Hostel”, un lieu qui m’avait été recommandé par un ami voyageur.

Ravi, le gérant du lieu, était aussi DJ. Cela s’annonçait bien pour les futures soirées que je comptais faire!




J’ai bien senti, en arrivant là-bas, que j'étais encore sous le choc de mon expérience du Centre Osho. Je n’étais pas ancrée, j’avais l’impression de léviter au-dessus du sol.

J’ai donc entrepris de me faire à manger régulièrement dans l'hostel, car le contact avec la nourriture m’apaisait.

Mes déboires du voyage avaient mis à mal mon budget, car j’avais raté mon avion pour venir en Inde, et j’avais dû me racheter un deuxième billet. Je demandais à Ravi de faire du “Work Away” dans son hostel. Aider pour les chambres, le ménage, en échange de l’hébergement et de la nourriture. Je restais donc deux semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour redescendre, réintégrer mon corps et m’apaiser. Retrouver un quotidien, avoir des activités avec un emploi, m’ont grandement aidé à revenir dans la matière, de manière douce.


Il se trouve que la chaleur à Goa était telle, qu’il était impossible d’avoir un emploi du temps trop chargé.

L’atmosphère à Goa est douce, plus calme que le reste de l’Inde. Je passais le plus clair de mon temps à me promener sur la plage, à visiter, et à faire quelques fêtes le soir.


Les fêtes à Goa sont malheureusement devenues chères, elles sont presque au même prix qu’en France, autour de 15€ l’entrée. J’étais donc sur un rythme assez raisonnable dans mes sorties.

C’était une joie de voir parmi nous des indiens de la classe moyenne venus en vacances ici.

Il n’étaient absolument pas dans le look habituel des “trançeux”: dreadlocks, tatouage, sarouel….

C’étaient des indiens en jean et cheveux courts. Ils découvraient cette musique, et dansaient comme jamais!


J’ai rarement vu des personnes danser de cette manière, comme si c’était la dernière danse de leur vie. Ils se déchainent.



HillTop, Goa


Goa a joué le rôle d’un espace d’intégration entre deux ashrams, et m’a permis de me laisser couler dans la chaleur, la douceur, le contact avec la mer, la joie de la musique et pouvoir se préparer soi-même sa nourriture (chose compliquée à faire en Inde!)


A Goa, je préparais mon séjour à l’Ashram d’Amma. J’avais hâte de revenir dans un lieu propice à la méditation et l’introspection.


24 vues0 commentaire